ACTE III, SCÈNE VII
LE GUERRIER
Il défend leurs aulels.
I,A PRÊTRESSE
Les pleurs de la pitié l'embellissent encore : Espoir des affligés , sa vue est pour leurs yeux ,
Comme au désert un fruit délicieux Pour la soif d'un mourant que la chaleur dévore.
LE GUERRIER
Aux veux des oppresseurs il parut dans nos rangs,
Semblable à ces astres errans Qui, traînant après soi des flammes prophétiques, Prédisent au milieu des tempêtes publiques, La chute de l'orgueil et la mort des tyrans.
CHOEUR
Honneur au fils de la victoire !
A la beauté rendons honneur !
Elle a mérité cette gloire ; Il est digne de son bonheur.
UNE PRÊTRESSE
Néala va quitter ce solitaire asile.
UN GUERRIER
Quel asile plus sûr que les bras d'un héros?
LA PRÊTRESSE
Tous ses jours s'écoulaient dans un si doux repos !
LE GUERRIER
Que de grandeur succède à ce bonheur tranquille !
LA PRÊTRESSE
Telle une source pure après de longs détours
«<> LE PAiîlA.
Dans (les iclrailes révérées, Pour des bords plus fameux, où l'oiilniine son cours.
Quittant ses premières amours , Aux (lots bruyaus d'un fleuve unit ses eaux sacrées.
LE GUERRIEK.
Tel un jeune laurier, (jui n'a point de ri\au\.
Reçoit dans ses rameaux Une tige modeste, ornement de la terre. L'embrasse, et relevant son front victorieux.
Qui la garantit du tonnerre ,
L'emporte avec lui dans les cieux.
LES PPvÈTRESSES.
Ainsi notre compagne abandonne l'asile
Où ses JOUIS s'écoidaient dans un si doux repos,
LES GUERRIERS
Epoux de IVéala, c'est ainsi qu'un béros
Fait succéder la gloire à son bonheur tranipiille,
TOLT LE C.UOELR.
Souris, dieu de la volupté!
Dieu des chastes amours, entends notre prière ! Que soit béni par vous, qu'à jamais soit clianté
L'hymen dont la solennité L'nil la tribu sainte à la tribu guerrière.
Et le courage à la beauté !
PREMIER KU.VMK.
Compagnons d'Idamore, allez, troupe fidèle. Allez, qu'au pied du temple il soit conduit par voils. Vierges de Bénarès, \cnc/, au jeune époux l'résrnler l'épouse riouNcIle;