‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 2 sur 156 · PROCIDA,SALVIATI · texte numérisé non relu

PROCIDA,SALVIATI

SALVIATr.

Que vois-je? Procida de retour sur nos bords? De tous nos conjurés quels seront les transports! Le règne des tyrans touche donc à son terme !

PROCIDA

Que je t'embrasse, ami ! Salut , murs de Palerme ;

I(i LES VEPRES SICILIENNES.

.fcn jure par ce Dieu qui nous doit protéger, \ ous serez affranchis du joug de l'étranger !

SALVIATI

Venez, quittons ces lieux.

PROCIDA

Quelle teri-eur t'agite?

Je suis dans mon palais.

SALVIATI

Notre ennemi l'habite...

PROCIDA

Eh quoi, Charles d'Anjou? le vainqueur de Mainfroi, J^e bourreau, l'assassin de notre dernier roi? Charles dans mon palais? lui , cet indigne frère De ce pieux Louis que la France révère?...

SALVIATI

Non , et le jour neuf fois a fait place à la nuit Depuis qu'aux bords voisins sa flotte l'a conduit. On dit qu'il veut revoir, après dix-huit années, Les murs de Bénévent, les plaines fortunées Où le sort le fit roi , quand son dernier succès Soumit Naple et Palerme au pouvoir des Français. On dit plus, et, trompant l'ennui de l'esclavage, Mille bruits différens expliquent ce voyage : On dit que ses vaisseaux, du port napolitain. Menacent h's remparts fondés pai- Constantin;

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