‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 55 sur 156 · LORÉDAN, MONTFORT · texte numérisé non relu

LORÉDAN, MONTFORT

MONTFORT

Lorédan,mon ami, pourquoi ces cris d'alarmes? Quel tumulte a chassé le sommeil de mes yeux ? J'appelle en vain Gaston... quelques séditieux Peut-être à les punir ont forcé son courage.

LORÉDAN

Que viens-tu faire ici?

104 LES VEPRES SICILIENNES.

,MO]VTFORT.

Quel étonnant langage? Tu trembles, tu pâlis...

LORÉDAN

Cherches-tu le trépas?

MOWTFORT.

Que me dis-tu ?

LORIÉDAN.

Va-t'en, et ne m'approche pas.

MONTFORT

Moi, te fuir!

LORÉDAW.

Il le faut... fuis... mon devoir m'ordonne...

MONTFORT

Eh bien?

LORÉDAN

Pe l'immoler.

MONTFORT

Frappe donc!

LORÉDAN

Je frissonne...

Je croyais te haïr... Ciel ! où poiter tes pas ? Le peuple mutiné massacre tes soldats.

MONTFORT

Il frémira de crainte à ma seule présence.

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