‹ Théâtre de CalderonChapitre 1 sur 96 · NO SIEMPRE LO PEOR ES GIERTO · texte numérisé non relu

NO SIEMPRE LO PEOR ES GIERTO

NOnCE.

Les Espagnols ont un proYorbe dont l'idée, comme on l'a dit tTuit doqs, dA natutellement Tenir à un peuple qui s'est fait de tout temps remarier per U constance aTec laquelle il lutte contre la fortune : Le ptrt «si Umjimn eirtotfi (siempre lo peor es derto). Calderon, — Toyant que le pire ne i^woom^ put pas toujours, que les choses réussissent parfois au-delà de nos espérances, que souTent les apparences nous trompent et nous abusent, — Calderon a modifié le proTerfae dans ce qu'il avait de trop absolu, et en a lait le titre d'une comédie : Lettre n*eêt pa$ toujowr$ certain»

Cette comédie, dans le genre sentimental, montre la souplesse dn talent de son auteur, et Ton y peut remarquer de singulières beautés, soit dans les eanctères, soit dans le plan, soit dans l'exécution.

Tous les caractères de cette comédie sont, en général, bien tracés, mais surtout ceux des deux personnages principaux, don Carlos et Léonor. — Don Carlos est d'une noblesse et d'une générosité rares. Il soupçonne injustement Léonor; mais, d'apris ce qui s'est passé, tout autre à sa place la soupçonnerait également. Rien de plus beau, de mieux senti que l'extrftme résenre avee laquelle il se conduit à son égard tout en l'adorant, si ce n'est le désintéressement ayec lequel il veut la donner à don Diègne pour rétablir son honneur. Quanta Léonor, sa douceur, sa résignation, son dérouement, la rendent on ne peut plus touchante. Ce déyouement si tendre et si soumis pour celui qui Taccuse à tort et la condamne sans l'entendre, est, d'ailleurs, d'une yérité parfaite. En effet, une femme délicate peut aisément oublier l'amant Tulgaire qui la délaisse par caprice ou légèreté ; mais ne doit-elle pas conserver son eceur à l'homme qui ne renonce à elle que par suite d'une susceptibilité d'honneur trop ombrageuse, — surtout alors qu'elle se sent toujours aimée?

Le plan de cette comédie nous semble combiné avec beaucoup d'art. L'arrivée à Valence de don Diègue et ensuite celle de don P^re sont heureusement imaginées et amènent les situations les plus intéressantes. Nous avons admiré comme une invention merveilleuse la scène oh don Di^ue, surpris dans la maison de Béatrix, se trouve amené à se faire passer pour l'amant de Léonor, — qui confirme sa déclaration et s'accuse sans lei savoir.

Le pire rCett pa$ tùv^oure certain est d'une exécution fort soignée, et l'on y rencontre une foule de détails remarquables. Je n'en G\\fiii«\ ^'^tl «eo^ o^ serf k poser le caractère de don Carlos et à motiver \a ip\^« eiv <^«\<Q^^«a<^* c'est celai oà doa Carlos , qui croit Léonov coupabVtt « q(>iÂa V ^x^ VoiiA

l'intention o& il est de se séparer 4*el]^, |n&l0^ )a passion qu'elle loi insp « Car, dit41, celui-là est an homme sans dutcatesse, celai-U est un inseï un lâche, u misérahle, on infâme, qui, abandonné à ses appétits senanel ses désirs bratanx, st oonttnte •» «mo«r de Taccessoireapr^s ayoir perdi principal. »

A Bi ««I, « mtn, u infanm^

'^ El fuê «o^aiiMnM «Mnlo

• A lo irracional dêl guito

T élo bruto del dMM, Viêndo perdido ioma«, Si œnUnta con lo menas.

Japifif 1 amour n'a parlé sur le théâtre nn langage plus éleyé.

pe^ft^j^ i^^e critique séyère trouverait-elle quelques défauts à relever d çett0 com^diQ* |)on C^los ne demeure-t-îl pas trop long-temps caché? Léc n'e9t-eU9 point plac^ dans une position trop inférieure auprès de Béatrix ? < deron n'f-tril pas un peu allongé quelques récits, et cédé une ou deux foi désir d9 montrer on son esprit, ou son talent de vefdficateor T Gela est ] sible. Mais, comme dit Voltaire :

Qndqiu» embrei, quelques défaali Ke déparent point une belle. ^

No 9mÊ^ Ippior et cterto a été imité par Scarraîn, qui a assez bien i fn\é son iffûUtion, la Fausse affparence. Malheureusement dans cette in jLion il 9*7 a guère à louer que le titre. Des ouvrages espagnols dont U s*in rait, U spirituel et joyeux cul-de-jatte n'a su reproduire que la partie burle» Quanta U grâce, à l'élégance, à la finesse distinguée, ]e ne sais vraimen que toa^ cela devient entre ses mains. Ce qui ne Pempéchait pas de croire 1 XemeiMt fn'fl pimii<WM| les inyentioQs de ses m^odèleB.

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