ANTON A
Pardiea! il faut que nous voyons conunent les emballeurs^ parlent aux rois» et ça ne sera pas une des choses les moins curieuses que nous aurons vues à Belflor.
Entrent LE ROI, L'INFANTE et ROBERTO.
ROBBRTO.
Sire, si mes yeux ne me trompent, l'ambassadeur qui vient, c'est l'infant lui-même.
LE ROI
Oh 1 si cela devait enfin terminer tous mea ennuis !
l'infantb.
Puiise-i-il mettre un terme à mes peines t
Entre L'INFANT.
l'infant.
Sire, que votre majesté me permette de baiser sa main.
LB ROI
Ohl nous vous connaissons; et je ne souffrirai jamais cela de votre altesse.
l'infante.
Ce serait étrange.
l'infant.
J'ai voulu être moi-même mon ambassadeur. Bien que ma personne soit connue, je réclame leurs privilèges; — et après vous avoir remercié de votre bienveillant accueil, je commence mon message. — Le prince Frédéric est entré seul dans la lice où il devait combattre don Pèdre Sforze; il s'est mesuré avec lui corps à corps et lance contre lance ; et s'il lui a donné la mort, c'a été de la façon la plus loyale : il ne mérite donc pas le traitement que vous lui avez infligé conune s'il s'était conduit traîtreusement. On dit que vous vous proposez de lui ôter la vie ; je ne puis le croire : cela serait indigne de votre rang, indigne de votre caractère, indigne de vous.
' Que eon estofreno rieo
Deceâttahian loptu$a.
Frmo rieo de eecina Teot dire frein riehe de salaifon.
* Dans le lexte Aniona dit baxadores (qui n'est pas espagnol), aa lieu de amboscdor«r, ambutadtivn.
S84 LB GEOLIER DE SDtlttllE.
RendeiHuoI Mo» taon Ifirère» on Jt toatieadfii ëinl le MÊàp ffnà TOUS êtes un roi perfide, puisque tous faitM iMt nMtt Mtêi irolu qui lui deyiez votre protection par cela seul que» se fiant à yotre loyauté, U se présentait à un tournoi donné dam tos étati.
Ll ROI.
Un roi qui donne un tournoi doit, îe l'avoue, laisser à tous le champ libre; mais il ne doit pas souflnr qu'un aventurier inconmi, ou ^'un prince qui ne le tali pas connaître, joue de l'épée sérieusement en sa présence. Ged vous esplique reraj^risonnement du prince Frédéric. — - Quant à ce qu'on vous a dit que je voulais loi ôter le vie« et même peut^tre que je U lui avais d^à ôlée» je n'ai qu'une réponse à vous fhire, et la meilleure à naipn avis» — c^est de vous le montrer vivant. (Appelant.) Holà! g«des»^'on dise s«rle-diamp au gouverneur de venir id avec le prisonnier. (A l'Infant.) Songez-y donc; je ne pouvais pas vouloir la mort du prince Frédéric, alors que, pour tout âMtiifer, je m'occupais d§ son mariage avec MargoeHté; et ce mâHâgè, Je reiisse &k» ^vè Dieu 1 ai je ne considérais que le prince n'a pas toute la pradênêe nécessaire.
On m'avait tfom^, sire; Je vont en âânanié pardon, et m'en remets à votre bienveillance.
Entre HÉLÂlfB.
Si les larmes d'une femme peuvent tmielMt le éOsét WH hSBlfnes et des rois, je viens, sire, à vos pieds en pleurant. Comment, sire, pouvez-vous manquer à la justice à tel point que vous iréëeiiipébÀiez un honune qui m'a tant ofifensée ? Comment mettez-vous FrédëHt ëb liberté, et lui donnez-vous la iriflih de l'infante, sans considérer que j'ai contre lui de si graves motifs de plainte?... Site, j'ai pkfAti tnon frère; donnez-moi un époux qUi le remplace, qui défende mon honneur comme l'eût défbUdil lui-hi6me, ël ilorà vous pourrez faire giêce au prince. Toilt ce que je yoù& demarifle, sire, poûir dédommagement de lett» ines fnalliébrs, è'èst <|{ië voiis traitiez poiir moi d'une alliance avec le due dé Mantoue, qui est, i, vôtfe insu, àèàs votre ro||iume , et alors je me tiehdrâi t>biir sàtîs&iie et honorée.
iÈ ROI.
Le duc de Mantoiié ici?... Ëd ce cas, je voiis prômeii de vous le donner poùt époux Aujourd'hui tàêtiïe,
Àh ! Sire, quelle rë^butiàlssàiibè ! [À pdfL) d afiiôùr l ine voilibteh vengée de la jalousie que me causait Marguerite! l'Ai remporté la victoire en trompant qui me trompait.
IB MU Tenez, voili le prisonnier qui paraît sur le rempart avec le gouremeur, Vous voyez que je ne Va\^
JOURNÉE III, SCÈNE IIl. 3«ô
Od voit panUlr^ m^ 1^ remp^n FREDERIC e( B^^l^ll