‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 32 sur 156 · DON II I IX · texte numérisé non relu

DON II I IX

Que signifient donc ces coups là-bas?

CALABASAS.

11 n'y a pas là de quoi vous étonner. C'est sans doute un autre cavalier qui est devant une autre porte qui lui a inspiré une autre rage, et il la frappe comme vous frappez celie-ci. F.vBio, dans l'cloignement.

Ouvre ici, Celia! ouvrez ici, l.aur.i!

CELIA , de la maison.

C'est mon maître, ô ciel!

DON FÉLIX

C'est le seigneur Fabio.

fabio, de la maison.

Quoi! j'arrive ici pour être témoin de mon déshonneur I

On entend un clujueti» d'ffpéw.

CAI.ABAZAS.

Vive Dieu! on en est déjà venu aux épées par là-bas.

DON FÉLIX

Maudite soit la porte !

Il s'éloigne.

Entrent LISARDO et MARCELA.

LISARDO.

Ne craignez rien, madame. Quoique l'on frappe à cette porte, celui qui frappe est un homme sûr.

MARCELA.

Conduisez-moi , Lisardo, je vous suis. Une fois chez vous , je serai tranquille.

LISARDO.

Venez, madame, et ne vous cachez pas d'un homme qui m'accompagne. C'est un de mes amis.

harcela, bas, à Lisardo.

Serait-ce don Félix?

LISARDO.

Oui.

marcela, de même.

Mais songez que don Félix...

LISARDO.

Eh ! madame, ce n'est pas le moment de [rendre tant de précautions, le VOU8 réponds de lui. — Pou Félix?

DON FÉLIX

Qui va là?

Moi, Lisardo.

DON FÉLIX

Que se passe-t-il donc?

LISARDO.

Tandis que je causais avec celle dame, son père est arrivé du dehors. Il a frappé. Voyant qu'on tardait à lui ouvrir, il a jeté la porte a bas. Entré dans la chambre, il a tiré l'épée. Le flambeau s'étant éteint, j'ai pu délivrer ma dame. Comme vous connaissez mieux que moi les ruesd'Ocana, veuillez l'emmener, je vous prie. J'empêcherai, cependant, que personne ne vous suive. A cet effet Calabazas restera avec moi.

calabazas, à part.

Je resterai s'il n'y a pas de danger.

DON FÉLIX

11 vaudrait mieux peut-être qu'il l'accompagnât et que nous demeurassions nous deux.

lisardo.

Ce serait la laisser aller seule. Le premier devoir, en pareille cir constance, est de sauver la dame. Ainsi, don Félix, chargez-vous d'elle et la mettez en sûreté.

DON FÉLIX

Vous avez raison. (À Marcela,) Prenez mon bras, madame. (Â part.) Enfin, Laura, te voilà en mon pouvoir! marcela, à part.

Hélas! je me meurs.

don féi.ix, à part.

Mon cœur palpite. Que je tremble!

marcela, à part.

DON FÉLIX

Venez, madame; bien que vous ne le méritiez pas, je vous sau ▼erai ; car je suis celui que je suis.

marcela, à part.

Y eut-il jamais une femme aussi infortunée?

don félix, à part.

Y eut-il jamais un homme plus malheureux?

Don Félix et Marcela sortent.

LISARDO.

Ne t'éloigne pas, Calabazas.

-nlrc FABIO. tenant d'une main un flambeau el de l'autre une épée. LELIO et plusieurs autres vaiels le suivent l'épée nue.

FABIO

Oui, les forces me manquent, mais non les forces de l'honneur. J'en ai assez pour la vengeance.

LISARDO.

Arrclez! on ne passe pas par ici.

FABIO

Mon épée s'ouvrira un passage à travers votre cœur.

x il» se baf.enl to»vr. G.

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CÀ1 IBA7 I ».

Ah' malheureux Calabazas, qui L'inspira la Fantaisie d i spîoanerf

l ISARPO, n jinrt.

Maintenant que don Félii csl . . ]■• puis <j uii tor la partie* Le courage cl Ihonneur le permettent. — On me reconnaîtrait.

rvijin.

Attends, lâche, attends-moi

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