SCENE DEUXIÈME
LUCIEN, STÉPHANIB.
STÉPHANIE, une ombrelle à la maîn.
Je VOUS demande pardon, monsieur, je me suis égarée...
LUCIEN
Cela arrive quelquefois , madame. Ainsi, moi, l'autre jour, sur le Pont-Neuf... Il est vrai que ce n'est pas mon quartier... eh! bien... Mais vous disiez?
Je n'ai rencontré personne pour m'indiquer mon che-
MADAME LIMARAY? ^OJ
mîn; et, trouvant votre porte ouverte, je me suis permis d'cntrer.««
LUCIEN
Les portes sont faites pour cela. En effet, ce côté de Maisbns-Laffîtte est assez désert. Qui demandez-vous ?
STÉPHANIE
Madame Limaray,
LUCIEN
Madame Limaray?
STÉPHANIE
Oui, roonsîçun
LUCIEN, après un geste indiquant qu'il ne connaît pas, à part
Ohl.. {Haut, changeant de ton.) C'est ici, madame.
Sl'ÉPHANIE, sèchement.
Ah!
LUCIEN, à part.
Connais pas du tout.
STÉPHANIE, sècheipent,
Puis-je la voir, monsieur?
LUCIEN, très aimable.
Si vous voulez bien vous donner la peine de l'attendre quelques instants...
STÉPHANIE
Elle est 9ortie ?
5o8 MADAME LIMARAYf
LUCIEN, vivement.
Précisément... Si vous me permettez de vous tenir compagnie, je...
STÉPHANIE, encore plus sèchement.
Je VOUS remercie, monsieur; je l'attendrai en mQ promenant dans le parc. (A part,) Cest le mari. (Elle sort.)