ACTE V, SCE^^E II. Ci
J'aiFesprit cclairci touchant voti'c famille : Si douze mille francs d\in revenu certain , Qui doivent de ma fille accompajïner la main , Peuvent contribuer à vous la rendre chère. Je serai trop heureux d'être votre beau-père.
OROÎTTE.
Ah! monsieur, quels devoirs m'acquitterontjamais...
SCÈiNE III.
ORONTE, M. DE BOISLUISANT, CÉCILE , LISETTE , MERLIN
M. DE BOTSLUiSA^T, h Cécile.
Ma fille , VOS désirs seront-ils satisfaits, Si demain de monsieur vous devenez la femme ? Avez-vous du penchant à l'aimer ?
OROJ.TE , h Cécile.
Quoi! madame, Vous ne répondez rien ? Que dois-je croire, helas !
CÉCILE
Si je vous haïssais je ne me tairais pas.
M. DE BOISLUTSANT.
C'est dire en peu de mots tout ce que je souhaite.
LISETTE , (J Cfciie.
Dites-moi, s'il vous plaît, que deviendra Lisette, 3Iadame ? Il me souvient qu'autrefois vous disiez ■Quand on vous marierait que vous me marieriez: Vous allez devenir madame la Mercure , Pendant que je serai Lisette toute pure. Tàter un peu de tout ne me déplairait pas.
CÉCILE
Eh quoi ! te lasses-tu d'accompagner mes pas ?
LISETTE
IN'on , je suis tout à vous , et mon sort tient au vôtre : Mais je voudrais, madame, être encore à qvielque autre. Tant qti'on demeure fille on n'est point en repos ; Et quoiqu'on soit suivante , on est de chair et d'os. Un tronc semble maudit s'il n'en sort quelque branche- Et si i\[erlin penchait du côté que je penche...
MERLIX.
Tu me parais jolie, à parler tout de bou ^
Mais...
LISETTE
Quoi î mais ?
MERLIN
Je te trouve un certain air fripon.
LISETTE
Je ne sais si mon air est fripon ou modeste ; Mais , jusqu'à ce moment, je te reponds du reste.
M. DE BOISLriSA>T.
Pour leur tendre la main dans un pas si glissant Je donne cent loui^.
CÉCILE
Et moi cent.
ORONTE
Et moi cent.
•MERLIN
Trois cents louis ! Messieurs , je Tepouse au plus vîtc. ..
(a Lisette.) Tu m'aimes ?
LISETTE
Oui.
MERLIN
Demain noiis nous verrons au gîte*.