‹ Théâtre de CampistronChapitre 175 sur 302 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

A qui se A'oue au prince, oflre tant de leçons, Pour s'en formaliser vont trop droit en besogne. Pour celui qui surtout pince , lésine , rogne , Qui du bien de Crcsus s'attribuant le quart , Ne manie aucun sou dont il ne prenne un liard , Quand il croit sa fortune et solide et complète , Il éprouve le sort qu'e'prouva la belette ^ Et, surpris dans la grange auprès du tas de grain, Il ne peut en sortir, pour en être trop plein. Tiîchons d'avoir du bien qui ne coure aucun risque. Un grand fonds de vertu rarement se confisque : En faveur, en disgrilce , on est sûr d''en jouir.

léarque.

jNîonsieur, on est charmé quand on peut vous ouïr. Mais faisons , je vous prie , une petite pause. Peut-être le matin prenez vous quelque chose : tJn bouillon, du café ? Que vous plaît-il des deux?

Ésope.

Avez-vous du café qui soit bon ?

lÉarque.

Merveilleux.

ÉSOPE

Prenons-en. Ordonnez que Ton nous en apprête : Il n'est rien de si bon contre le mal de tête. Quand j'en prends le matin , je suis gai tout le jour.

LÉARQUE.

Vous en aurez ici de meilleur qu'à la cour • Et dans peu de momens on va vous satisfaire.

Ésope.

Quoi ! faut-il que vous-même

LÉABQCE.

Oui, j'y suis nécessaire.

( a Eujyhrosine. ) Entretenez monsieur , et ne le quittez pas.

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