‹ Théâtre de CampistronChapitre 179 sur 302 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

EUPHROSIîCE.

Que l'on m'en donne donc , puisqu'il vous plaît ainsi, Monsieur.

ÉSOPE

La confidente en jn'endra bien aussi ? Je vois bien qu'à la joie elle n'est pas contraire.

DORIS

Oh I pour moi, volontiers, je suis fille à tout faire.

ÉSOPE

Allons , à la santé de votre époux futur. Vous me ferez raison que je crois ?

EUPHBOSJKE.

A coup sûr.

Vous touchez de mon cœur un endroit trop sensible Pour vous rien refuser qui lui semble possible. Quand vous verrez mon père , appuyez fortement Sur les perfections de mon premier amant. J'attends tout d'un secours aussi grand que le vôtre.

DORIS

Et surtout pesez bien sur les défauts de l'autre. Faites-en un portrait vilain au dernier point : Quoi que vous en disiez vous ne l'outrerez point.

ETTPHROSIXE.

Dites que le premier, digne de ma tendresse ,

Est l'homme le mieux fait qu'ait vu naître la Grèce.

DORIS

Dites que le second , bâti tout de travers ,

Est le plus laid mâtin qu'ait produit l'univers,

EUPHROSI^E.

Persnadez-lui bien qu'Agenor , je le nomme , A toutes les vertus qui font un honnête homme.

•Persuadez-lui bien qu'il n'est vice si bas Que n'ait le gbdenot que je nomme pas.

ECPHROSINE.

Que , pour l'un chaque jour renouvelant mon zèle , Jusqu'au dernier soupir je lui serai fidèle.

DORIS

Que pour l'autre mal propre au lien conjugal.

S'il se joue à l'hymen il s'en trouvera mal ; Et qu'il a sur le front une table d'attente Qui de sa destinée est la preuve e'clatante : Voilà ce qu'à son père il faut faire savoir.

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