‹ Théâtre de CampistronChapitre 24 sur 302 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

COLLOJEAN.

Ce n'est pas tout ; dans ce fatal moment Je sens mon cœur troublé d'un autre mouvement... Ah I qu'Andronic encore et m'alarme et me gêne ! Pourquoi dans ses desseins fait-il entrer Irène ? Quel intérêt prend-elle au destin de mon fils?... Que dis-je ? ils se parlaient quand je les ai surpris ■ J'ai remarqué leur trouble en me voyant paraître. O ciel! quelle terreur!... Je me trompe peut-être. Chassons cette pensée , épargnons à nos yeux Tout ce qu'a de cruel cet objet odieux... Mais plutôt pénétrons cette étrange aventure... L'amour dans tous les cœurs étouffe la nature : Ne nous assurons point sur les devoirs d'un fils. Quand l'amour est extrême il se croit tout permis, Andronic , je le sais , aima l'impératrice ; Et , bien qu'à ses désirs mon hymen la ravisse , Ce feu dont il brûlait peut n'être pas éteint j Et peut-être qu'Irène et l'écoute et le plaint.. . Ah! si je 1 ■ croyais... un châtiment sévère... Allons , développons ce funeste mystère : Ils se cachent en vain j et , pour tout deviner , C'est assez que mon cœur commence à soupçonnel". Ne différons donc plus ^ et si je vois le crime ; Punissons sans songer si j'aime la victime,

FIN DU DEUXliiME ACTE.

28 AISDRONIC.

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