‹ Théâtre de CampistronChapitre 243 sur 302 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

Pour ne pas avouer , si je suis quelque chose, Que vous seule aujourd'hui vous en êtes la cause. Le poste où je me vois n'est-il pas votre don ? Et cependant, raadame, à quoi vous suis-je hon ? Ne puis-je à votre gloire être d'aucun usage ?

ARSIIVOÉ.

A quoi m'ëtiez-vous bon avant votre voyage ? J'écoutais vos avis estiiue's de chacun.

ÉSOPE

Vous les écoutiez tous , et n'en suiviez aucun.

LAÏS

Il a raison , madame ; et je ne puis m'en taire. Vous n'avez pas au monde un ami plus sincère r Il ne donne jamais que d'utiles avis ; Et vous auriez bien fait de les avoir suivis.

ARSI^'OÉ.

Il me prenait peut-être en de méchantes heures Où mes raisons, Laïs , me semblaient les meilleures.

LAIS

Je ne sais • mais enfin vous avez des appas

Qu'on aurait mis en œuvre, au lieu qu'ils n'y sont pas :

Vous seriez mariée , et contente.

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