‹ Théâtre de CampistronChapitre 50 sur 302 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

IRÈNE, EUDOXE, NARCÉE.

EUDoxE, h Irène.

Ciel ! qu'est-ce que je voi ?

« )uel est votre dessein ? vous m'avez donc trompée ? Ouoi ! madame, à mes bras n'ctes-vous e'cliappée (}ue pour courir ici , par d'indignes douleurs , Montrer que vous avez mérité vos mallieurs? Quel succès de mes soins! Ah ! Faurais-je pu croire Oue vous eussiez si mal ménagé votre gloire? (^iie dira l'avenir , tout l'empire , un époux?

IRÈNE

O ciel ! pour ces conseils quel temps choisissez-vous ?

Hélas ! en ma faveur soyez plus indulgente.

Je vais mourir, Eudoxe, et mourir innocente.

Vous m'avez vu toujours si soumise à vos lois,

()u'il doit m't-tre permis d'y manquer une fois :

<^almpz votre courroux , étouflez vos reproches :

Je commence à sentir les fatales appioches j

Voilà le prompt effet du breuvage mortel

(^ui consomme Thorreur de mon destin cruel...

Vos yeux en sont témoins, avec quelle industrie

Les traîtres ont voulu me cacher leur furie !

Mais tous leurs soins n'ont pu m'abuser un moment ;

Et ma main et ma bouche ont pris avidement

Le vase criminel et la liqueur funeste

Qui de mes tristes jours va consommer le reste.

ECDOXE.

Ah! quittez ce dessein, et cherchez du secours.

IRÈNE

Voulez-vous de mes maux éterniser le cours? ïNon, non , qu'à l'empereur je serve de victime. Il croit son fils et nioi noircis du même crime... Ah ! courons le cliercher ; il est près de ces lieux ^ Venez mêler vos pleurs à nos triâtes adieux :

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