‹ Théâtre de CampistronChapitre 70 sur 302 · DOUA^TE · texte numérisé non relu

DOUA^TE

Moi?

célie.

Sans dou+e. D'où vient cette surprise extrême?

DORAINTE.

I\Ioi, je leur montrerais qu'ils m'ont rendu jaloux ?

cÉlie.

Eh bien donc ! j'aurai soin de leur parler pour vous.

DORANTE

Je ne puis que louer un si prompt sacrifice.

CÉLIE

Eh quoi ! ne faut-il pas que je vous ol>éisse ?

DORA\TE

Oui ^ mais on ne fait pas toujours ce que l'on doit. Rien né vaut le plaisir que mon ame reçoit.

CÉLIE

IVon, non, ne doutez point que je ne vous délivre De tous ces importuns attachés à me suivre.

DORANTE

Boni

CÉLIE

Je les instruirai de vos intentions.

Comment ?

Ils apprendront vos résolutions^:

8o LE JALOUX DESABUSE.

Je leur déclarerai quel est votre scrupule,

DORAÎVTE.

Vous voulez me charger d'un pareil ridicule ? C'ost tout ce que je crains.

CÉLIE

Comment faire autrement ?

DORANTE

Prendre sur vous IVclat de leur bannissement, Les fuir , les dégoûter enfin sans me commettre.

CÉLIE

Pour cela , c'est un point que je ne puis promettre.

DOfiASTE.

D'où vient?

CÉITE.

Je ne veux point qu'on reproche à mon cœur L'impertinent défaut d'une bizarre iiumeur ; Je TU' veux point passe)' pour une extravagante. J'esKme ces messieurs , et j'en suis trop contente j Lcu entretien me plaît ; je les ai bien reçus : Je ne me saurais pas démentir là-dessus.

DORASTE

\ ous ne le ferez point ?

CÉLIE

Non; je vous le proteste.

Madame....

CÉLIE

Eh bien î monsieur?

DOdANTE.

Voyez.

CÉLIE

Je vois de reste.

Qu'est-ce ? •

DORANTE

Ah ! j'ai mal connu votre perfide cœur ! INIorbleu !

CÉLIE

C'est donc ainsi qu'on m'outrage, monsieur? Allez... loin de me faire une pareille ofi'ense ,

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