‹ Théâtre de CampistronChapitre 82 sur 302 · DORANTE, CÉLIE, DLBOIS, JUSTINE · texte numérisé non relu

DORANTE, CÉLIE, DLBOIS, JUSTINE

JUSTINE , a Celle.

Eh bien ! partirons-nous, Madame? Profitez de la belle journée^ On vous attend... Mais , ciel ! que je suis étonnée ! Que dois-je présumer de ce silence affreux ? Monsieur est interdit , et vous pleurez tous deux ?

Justine !

.TUSTTXE. ^

Eh bien, madame?

CÉLIE

Ah î que ne suis-jc moiie Avant que de me voir outrager de la sorte !

JUSTICE , bas il Dorante.

Qu'avcz-vous fait, monsieur? Vous aurez tout gâte?

DORAxTE , has.

Par un excès d"amour je me suis emporte.

JUSTICE, bas.

Vous ?

DORANTE , bas.

Je ne saurais plus te cacher ma faiblesse : Je suis plein de soupçons, de crainte et de tendresse. J'ai pris dans ce désordre un violent parti.

JUSTINE , a Dubois.

Ah , Dubois î

DUBOIS , bas.

11 est vrai , monsieur sest démenti.

CÉLIE

ATe menacer ! me montrer une fureur extrême! Contre moi , la douceur et l'innocence même !

JUSTINE, « part le premier rcrs.

Gagnons sa confiance, excusons ses transports... Vous devez pardonner, madame, à ses remords : Il vous aime une fois !

DORANTE

Je l'adore.

JUSTINE , h Célie.

Sa flamme A produit contre vous ces troubles dans son ame. Loin d'être injurieux, ils ne sont qu'obligeans.

cÉlie.

En use-t-on ainsi quand on aime les gens ?

JUSTINE

Oui , l'amour le plus tendre a souvent du caprice-

CÉLIE

Le véritable amour abhorre l'injustice.

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