‹ Théâtre de Clara Gazul: comédienne espagnole, suivi de La Jacquerie et de LaChapitre 3 sur 157 · NOTICE SUR CLARA GAZUL · texte numérisé non relu

NOTICE SUR CLARA GAZUL

représenter la seconde partie d'UNE fehhe est un diable ; inats • son confesseur, aumônier du régiment de la Constitution, en fut tellement choqué, qu*il obtint d'elle que ce petit ouvrage seraitjeté au feu.

Depuis ce moment sa réputation ne fit qu'augmenter, et ses comédies se succédèrent rapidement jusqu'à sa fuite en Angleterre, lors de la restauration. Cependant, comme elles n'ont été impri* mées qu'en 1822, et qu'elles ne furent jouées qu'assez tard sur le théâtre de Madrid, on n'en connaissait presque rien à Paris, où depuis quelque temps on semble rechercher les ouvrages étrangers.

On avait fait à Gadiz une édition de ses Œuvres complètes en deux volumes petit in-quarto ; mais, aussitôt après la déconfiture des constitutionnels, les juntes royalistes se hâtèrent de la mettre à l'index. Aussi l'original est-il extrêmement rare. La traduction que nous. donnons aujourd'hui peut être considérée comme trèsfidèle, ayant été faite en Angleterre sous les yeux de dona Clara, qui a même eu la bonté de me donner une de ses pièces inédites pour joindre à son recueil. C'est la dernière du volume, le Ciel et l'Rnfer, qui n'a été représentée qu'à Londres et sur un théâtre de société.

Joseph L'ESTRANGÇ.

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ESPAGNOLS EN DÂNEMARÇK

COMrâlE SN TROIS JOURNÉES

Qoe.el orbe le idmive, T en nosotrof mire Los hijos del Cid.

AVERTISSEMENT

« Le marquis de La Romana, général espagnol, naquit dai^ rile df Majorque, 4'une famille Illustre, et était neyçu 0^ i^élèbe» ^néral yentura Caro.

« Son éduçaiion fut très-soignée. Il possédait plusieurs langues, et .montrait pour les sciences une passion et une aptitude dont les armes cbanj^èrei^t bientôt la direction. }\ fit, a,vec son oncle, la campagne de 1793 contre les Français, et se dll^tingua 4a<9 plusieurs occasions, entre autres à la jdéfense du po^te de Çiria^çiri; plus tard il fut. blessé. Ep 1795, jl conçounyt à la défense de la Catalogne. La paix lui permettant de .voyager, il vint d'abord iça France, et parcourut ensuite les j[>rinçij^ales villes de r£urope.

« En 1807, l'empereur Napoléon ayant obtenu du roi CharlesiV 15,000 hommes pour seconder dan^ le. Ij^ord les op^ératiç^s de s^on armée, le marquis de La, Homf^naen prit le conimandement. Aussitôt après l'arrivée de ces troupes à leur destination, plusieurs corps entrèrent en ligne, et rendirent d'in^portants services. La cavalerie surtout eut des engagements très-brillants avecrjBnnemi. . « Le marquis de La Romana était encore ^ous les .drapeaux français dans l'ile de Fipnie, lorsqu'il appcit les événements de. Madrid du 2 mal 1808, et en même temps que les projets de Napoléon sur le trône d'Espagne avaient cessé d'être un mystère. Le marquis de La Romana résolut de rentrer^daçs ss^ patrie, et de se réunir aux défenseurs de l'indépendance nationale ; mais il fallait négocier avec les envoyés espagnols à Londres et avec le gouver-

8 AVERTISSEMENT

nement anglais à Tinsu du prince de Ponte-Gorvo, aujourd'hui roi de Suède, commandant en chef de l'armée française. Il y parvint au moyen du capitaine de vaisseau don Rafaël Lobo, qui faisait partre dô Tésca^^e^nglâise dans la Baltique, et il fit embarquer secrètement toutes ses troupes, ne laissant que quelques centaines d'hommes en Zélande et en Jutland, lesquels furent bientôt entourés et désarmés par les troupes danoises.

« De retour en Espagne, le marquis de La Romana se joignit aux insurgés. Ses talents et son courage ne purent éviter à son parti de nombreuses- défaites.' Celle d'Espinosa fut des plus désastreuses. Néanmoins il ne perdit pas courage. Vers la fin de 1808, il rallia les corps dispersés dans le royaume de Léon, et en forma V armée de gauche. Au commencement de 1809, il eut une affaire très- vive avec un des corps français qui poui:suiYalept l'armée anglaise, alors en pleine retraite. II disputa le terrain avec la plus grande valeur, mais il perdit ses meilleures troupes. Les Anglais parvinrent enfin à se rembarquer; le marquis de La Romana se replia sur la province d'Oren'ée; ^OÛ îl' prit' jposition, ce qui lui permit d'entraver les opérations de l'armée française en la harcelant journellement dans sa marche. C'est en suivant ce système qu'il s'empara de Villa-Frànca et" passa 'dans les Àstùriésî où il continua le même genre d'attaques. La province de Valence le nomma membre de la junte de Séville. 11 quitta alors son commandement militaire, et se rendit à sa nouvelle destination. Son expérience et Ses lumières furent justement appréciées par ses collègues, et il contribua puissamment à toutes les mesures importantes qui furent prises h cette époque. En 1810, par suite de l'entrée des Français en Andalousie et dû départ de Séville de la junte, il alla pren<iré le commandement de l'armée stationnée sur les bords de la Guadiana, puis fit sa jonction avec le duc de Wellington, lorsque ce général se retira dans les lignes de Torres- Védras. " *"' •

« La Romana défendît ensuite avec le général Bill la rive gauche du Tage, é<mt lé maréchal Kàssënâ, malgré ses habiles manœuvres, ne put s'emparer; Sasàiité s^était beaucoup affaiblie par les fatigues de la guerre, et il mourut à Gartàxo, en Portugal,le28 janvier 1811.

« Ses compatriotes et les Français eux-n^émes rendaient justice à sa bravoure, à ses talents et à sa loyauté. Les premiers l'ont placé au rang de leurs généraux modernes les plus distingués. »

{Biographie noucelle des Contemporains,^

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