‹ Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole suivi de La Jacquerie, scènes féodalesChapitre 143 sur 159 · DEUXIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LETTRE

Monsieur,

J'ai quinze ans et demi, el maman ne veut pas que je lise des romans ou des drames romantiques. Eu fin l'on me défend tout ce qu'il y a d'horrible et d amusant. On prétend que cela salit l'imagination d'une jeune personne. Je n'eu crois rien, et, comme la bibliothèque de papa m'est toujours ouverte, je lis le plus que je puis de semblables ouvrages. Vous ne pouvez vous figurer quel plaisir ou éprouve en lisant à minuit daus son lit un livre détendu. Malheureusement la bibliothèque de papa est épuisée, et je ne sais ce que je vais devenir. Ne pourriez-vous, Mousieur, vous qui faites des livres si jolis, me faire un petit drame ou un petit romau bien noir, bien terrible, avec beaucoup de crimes et de l'amour à la lord Byron? Je vous en serai ou ne peut plus obligée, et je vous promets de faire votre éloge à toutes mes amies.

Je suis, Monsieur, etc.,

P. S. Je voudrais bien que cela finît mal , surtout que l'héroïne mourût malheureusement.

* P. S. Si cela vous était égal, je voudrais bien que le héros se nommât Alphousc. C'est un nom si joli !

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