ACTE IV, SCKNE VIII
M. DE MORINVAL.
A paît.
Je l'ignorais. O ciel ! je venais renoncer A sa fille : de moi qu'aurait-on pu penser?
M. DE PLINVILLE.
Je sens bien qu'entre nous il n'est plus d'hyménée.
M. DE MORINVAL.
Au contraire.
M. DE PLINVILLE.
Ma fille est toute résignée.
Quant à moi, je ne suis malheureux qu'à demi , (^ar, si je perds un gendre, il me reste un ami.
M. DE MORINVAL.
B]li mais! je n'entends point ce que vous voulez dire. Gomment, vous avez cru que j'irais me dédire, A cause du revers qui vous est survenu ? Mon ami, je croyais vous être mieux connu. Trop heureux d'être époux de votre aimable fille !
ANGÉLIQUE, à part.
Dieu!
M. DE PLINVILLE.
Vous voulez encore être de la famille?
Plût au ciel!
M. DE PLINVILLE.
A ce trait me serais-je attendu?
Mais nous venons de perdre...
M. DE MORINVAL.
Elle n'a rien perdu ; Et moi, lorsque je songe aux vertus qu'elle apporte, Je trouve que sa dot est encore assez forte,
M. DE PLINVILLE.
Émerveillé.
Eh bien! ma fille... Mais qu'as-tu donc?
ANGÉLIQUE
Je n'ai rien.
M. DE MORINVAL.
Cependant...
ANGÉLIQUE
En effet... je ne me sens pas bien.
Vous permettez?
Elle sort.