‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 194 sur 340 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. D'ORFEUIL, MADEMOISELLE D'ORFEUIL.

M. d'orfeuil.

Ce jeune homme est honnête, il faut que j'en convienne Mais il a l'humeur sombre; et ce n'est pas la mienne.

mademoiselle d'orfeuil.

Il a quelques chagrins.

M. d'orfeuil.

Il pouvait les cacher :

Ce n'est -pas nous, je crois, qui l'avons pu fâcher.

mademoiselle d'orfeuil.

Il est honnête, au fond. Je lui crois l'âme tendre, Un esprit délicat.

ACTl-: IV, SCkiNK X. -2(jl

M. d'ORFEUIL.

Va, j'aimo mieux mon gendre.

Quel air ouvert et franc ! comme il est toujours gai 1 Quel aimable babil ! quelle grâce !

Il est vrai Qu'il a de Tenjouement. surtout de la franchise. Mais j'aurais souhaité, s'il faut que je le dise, Qu'il eût moins d'amour-propre et de légèreté, Plus de réflexion, de sensibilité; Tendre penchant qui sied si bien aux belles âmes ! En un motj je voudrais...

M. d'orfeuil.

Vous voilà bien, mesdames !

Vous souhaitez toujours ce que vous n'avez pas. Moi, du gendre que j'ai je fais le plus grand cas. Mais le voici.

MADEMOISELLE d'ORFEUIL.

Pardon...

M. d'orfeuil.

Tu sors? Eh mais! demeure.

MADEMOISELLE d'ORFEUIL.

Permettez-moi ; je vais revenir tout à l'heure.

Elle sorU

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