SCÈNE II
M. D'ORFEUIL, D'ORLA^'GE.
M. -D'ORFEUIL.
Vous voulez bien permettre?...
Vous rêvez, ce me semble.
^^ LK^ CHATEAUX K.N ESl'AG.NE.
M. D'oRLANGE.
Oui ; je rêve...
M. d'orfeuil.
A la lettre ?
A cet oncle indiscret ?
M. d'orlange.
Mais, en effet, Derval A trahi son neveu pour vous ; c'est assez mal.
M. D'ORFEUIL.
Vous pouvez l'accuser, mais je ne puis m'en plaindre : Car pourquoi le neveu s'avise-t-il de feindre ?
Il avait ses raisons pour en user ainsi.
M. d'orfeuil.
Pour le trahir, son oncle eut les siennes aussi. Savez-vous bien, monsieur, qu'en gardant l'anonyme, De son propre artifice on est souvent victime ?
M. d'orlange.
Oui, le gendre, en effet, pouvait vous échapper? Mais, monsieur, il n'est pas aisé de vous tromper.
M. d'orfeuil.
J'en conviens... A propos, parlons de mariage, L'objet de vos désirs et de votre voyage.
M. d'orlange.
Pour une telle fête on viendrait de plus loin. J'ai dépêché Victor pour cela : j'ai besoin De son retour.
M. d'orfeuil.
J'entends.
M. d'oRLANGB.
Tenez, je suis sincère ; Je sens que l'étranger nous était nécessaire, Et j'ai regret de voir qu'il se soit en allé.
M. d'orfeuil. .
J'en suis fâché : mais quoi ! je m'en suis consolé.
ACTK V, SCKNK III. 2H7
M. d'ORLANGE.
Ce monsieur gagnerait à se faire connaître.
M. d'orfeuil.
Je ne sais.
En ces lieux il reviendra peut-être.
M. d'orfeuil.
J'ai fait de vains efforts pour obtenir ce point.
M. d'ORLANGE.
Je serais très-fâché, s'il ne revenait point.
M. d'orfeuil.
Parlons de vous, Florville : allons, plus de d'Orlangc.
M. d'orlange.
Si Florville est heureux, je ne perds point au change.
M. d'ORFEUIL.
Ni ma fille non plus ; justement, la voici.