‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 202 sur 340 · SCÈNE VIL M. D'ORLANGE , M. DE FLORVILLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL M. D'ORLANGE , M. DE FLORVILLE

M. d'ORLANGE.

Ah! vous voilà, monsieur? c'est charmant.

M. DE FLORVILLE

Il me semble Que de mon prompt retour vous n'avez pu douter.

M. d'orlange.

Non, je vous connaissais assez pour m'en flatter.

M. DE FLORVILLE

Dites-moi donc, monsieur, par quelle fantaisie Ce rendez-vous ici? la place est mal choisie.

M. d'orlange.

Eh! je la trouve, moi, choisie on ne peut mieux; Notre affaire se doit terminer en ces lieux.

Mais c'était dans le bois qu'il eût fallu nous rendre.

M. d'orlange.

Dans le bois?

M. DE FLORVILLE

Oui.

M. d'orlange.

Ma foi, je ne puis vous comprendre,

Monsieur.

-m LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

M. DE FLORVILLE

Votre billet est assez clair, pourtant; Lisez.

Il le lui remet.

M. d'ORLANGE lit.

« Voulez-YOLis bien revenir à Tinstant?

« Ne demandez que moi; j'ai deux mots à vous dire; « Gardez qu'on ne vous voie. » Ah!...

Il rit.

M. DE FLORVILLE

Gela vous fait rire?

M, d'orlange.

Il est vrai : je commence à comprendre à présent. La méprise est piquante, et rien n'est plus plaisant.

D'un ton martial.

Attendez, je reviens.

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