M. DE FI.ORVII.LK
Eh! oui. La feinte e>;t inutile.
Vous êtes libre encore, et moi je suis Florville.
MADEMOISELLE d'ORFEUIL.
Vous Florville?
M. DE FLORVILLE
Moi-même. Ah I daignez m'excuser, Si, pour observer mieux, j'ai pu me déguiser. Je vous aimai, sans doute, à la première vue. Pour un autre déjà je vous crois prévenue. Dès lors, sacrifiant mes droits et mon amour, Je pars. On me rappelle : ô trop heureux retour ! Un seul mot me rassure, et je puis donc encore Vous dire qui je suis et que je vous adore.
MADEMOISELLE d'oRFEUIL.
Qu'entends-je! eh quoi? c'est vous qui m'étiez destiné?
A part.
Se peut-il? Ah! mon cœur l'avait bien deviné.
Haut.
Je puis donc espérer (mon bonheur est extrême) D'être enfin à celui que j'estime et que j'aime.
M. DE FLORVILLE
J'étais aimé ! qu'entends-je ? et c'est l'autre étranger Qui me rappelle ici ; j'étais loin de songer...
MADEMOISELLE d'ORFEUIL.
Et c'est lui-même aussi qui dans ces lieux m'envoie.
M. DE FLORVILLE
Son sort, en ce moment, empoisonne ma joie. Du désespoir je passe au comble du bonheur ; Et mon ami perd tout, en perdant son erreur.