TOUS DEUX
Ah! tout de môme.
MADAME EVRARD
Appelez-le du nom de papa ; car il Taimo.
JULIEN
C'est bien vrai : moi, toujours je l'appelle pa^^a.
LA SŒUR
Moi, bon ami.
MADAME EVRARD
Sans doute il vous demandera Si vous avez appris, ce matin, quelque chose, Alors vous lui direz votre scène.
LA SŒUR
Je n'ose.
Tu n'oses?... pauvre eniant !
386 LE VIEUX CELIBATAIRE.
LE FRÈRE
Oh ! moi, je ne crains rien.
Je sais par cœur mon rôle, et je le dirai bien.
MADAME EVRARD
Bon, Julien. Soyez donc tous les deux bien aimables : Et, si jusqu'à demain vous êtes raisonnables, Vous aurez... quelque chose.
LE FRÈRE
Oui, moi, mais pas ma sœur ; Elle a peur, elle n'ose...
LA SŒUR
Oh ! non, je n'ai plus peur.
MADAME EVRARD
J'entends monsieur venir ; adieu donc, bon courage !
A part, s'en allant.
Après, je reviendrai pour achever l'ouvrage. SCÈNE II.
LES ENFANTS, M. DUBRIAGE qui s'avance en rêvant,
sans les voir,
LA SŒUR
Je ne pourrai jamais réciter tout cela.
Bas.
Je te soufflerai, moi. Chut, ma sœur, le voilà.
LA SŒUR, Ijas.
Il ne nous voit pas.
LE FRÈRE, bas.
Non ; il rêve.
LA SŒUR, bas.
Ah ! que c'est drôle !
LE FRÈRE, bas.
Eh ! paix donc !