‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 296 sur 340 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MADAME EVRARD, LAURE

MADAME EVRARD, à part.

Oh ! qu'elle me déplaît ! jeune et jolie encore !..

Haut, d'un ton soc.

Eh bien ! vous dites donc que vous vous nommez?..

LAURE

Ah!., quel âge avez-vous?

LAURE

Pas encor vingt ans.

402 LE VIEUX CELIBATAIRE.

MADAME ÉVRABD. '

Non?

C'est dommage . Eh ! trop j eune . . . oui , beaucoup trop .

LAURE

Pardon.

Ce n'est pas ma faute...

MADAME EVRARD

Ah! c'est la mienne.

LAURE

Madame, Je ne dis pas cela.

MADAME EVRARD

Qu'êtes-vous? fille, femme?

Dites.

LAURE

Qui, moi ! jamais je ne me marierai.

MADAME EVRARD

Et VOUS ferez fort bien. Je dois savoir bon gré A cet Ambroise! Il vient, sans m'avoir prévenue. Nous amener ici d'emblée une inconnue.

Je me ferai connaître.

MADAME EVRARD

Il sera temps alors.

Vous pourriez bien avant être mise dehors.

LAURE

J'ose espérer que non.

MADAME EVRARD

Tenez, c'est que peut-être Ambroise avec vous seule a pu faire le maître; Mais il vous a trompée, à coup sûr, en ceci, S'il ne vous a pas dit que je commande ici.

LAURE

Je sais trop qu'en ces lieux vous êtes la maîtresse.

MADAME EVRARD

Pourquoi n'est-ce donc pas à moi qu'on vous adresse?

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