‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 306 sur 340 · M. DUBRIAGE, LAURE, MADAME EVRARD · texte numérisé non relu

M. DUBRIAGE, LAURE, MADAME EVRARD

MADAME EVRARD, de loin, à part.

Encor là!

M. DUBRIAGE, un peu embarrassé, à madame Evrard-

iVest vous! quel sujet vous amène, Madame ?

• MADAME EVRARD

Je le vois, ma présence vous gêne.

M. DUBRIAGE.

Comment ?

MADAME EVRARD

Que sais-je enfin...? Mais c'est moi qui pourrais Vous demander quels sont les importants secrets Que vous confie encore ici mademoiselle. Depuis une heure au moins , vous causez avec elle ; Et ces mystères-là me surprennent un peu.

414 LE VIEUX CELIBATAIRE.

M. DUBRIAGE, J un ton faible.

Pourquoi, madame Evrard? Eh! oui, j'en fais Taveu, J'aime à rentretenir : ne suis-je pas le maître?... Et puis, j'étais bien aise enfin de la connaître : Je ne m'en repens pas.

MADAME EVRARD

Oui, je vois que d'abord Sa conversation vous intéresse fort.

M. DUBRIAGE.

J'en conviens; et vraiment vous en serez surprise.

MADAME EVRARD

Fort bien ; mais ce n'est pas pour causer qu'on l'a prise.

M. DUBRIAGE.

Soit. Elle me parlait de l'éducation...

MADAME EVRARD

Allons! c'est bien cela dont il est question!

A Laurc.

Descendez à l'instant.

LAURE

Que faut-il que je fasse ?

Marthe va vous le dire. Allez donc.

Laure sort.

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