‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 313 sur 340 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

MADAME EVRARD

Si VOUS m'aimiez un peu, pourriez-vous me chasser?

Avez-vous pu vous-même ainsi me menacer? Nous sommes vifs tous deux... Allons, point de rancune, De part et d'autre; moi, je n'en conserve aucune : Vous non plus, n'est-ce pas?

MADAME EVRARD

Tenez, monsieur, je crains Que Laure ne nous donne ici quelques chagrins.

M. DUBRIAGE.

Ah! pouvez-vous le craindre? Elle en est incapable: Tout annonce qu'elle est et douce et raisonnable. Vous en serez contente, allez, je vous promets.

MADAME EVRARD

Vous tenez donc beaucoup à cette fille?

M. DUBRIAGE.

Eh mais!...

Ambroise l'a donnée; et c'est lui faire injure Que de la renvoyer : ainsi, je vous conjure. N'en parlons plus; cessez d'insister sur ce point: Surtout, madame Evrard, ne m'abandonnez point.

MADAME EVRARD

J'en avais fait le vœu; mais depuis cette affaire, Je ne sais trop...

M. DUBRIAGE.

Gomment, vous balancez, ma chère!

Je vous en prie.

MADAME EVRARD

Allons : c'en est fait; je me rends.

Charmante femme !

422 LE VIEUX CELIBÂTAIKE.

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