‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 319 sur 340 · ACTE IV, SCÈNE XII. i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE XII. i

Avec tendresse, après une petite pause.

D\m malheureux neveu, Je vois, ma chère eiiiant, que vous me tiendrez lieu.

LAURE

Cher oncle ! ce neveu que votre haine accable... Pardonnez... à vos yeux il est donc bien coupable?

M. DUBRIAGE.

S'il Test, ringrat!... Tenez... de grâce... sur ce point Expliquons-nous d'avance, et ne nous trompons point. Une fois reconnue, et même avec tendresse, Peut-être espérez-vous, par vos soins, votre adresse, Pour votre époux bientôt obtenir le pardon; Vous vous trompez : je puis être juste, être bon Pour vous, aimable, douce^ en un mot, innocente, Sans qu'à revoir Armand de mes jours je consente. Vous m'entendez, ma nièce : ainsi donc, voulez-vous Rester ici? jamais un mot de votre époux, Pas un.

LAURE

J'obéirai, monsieur, quoi qu'il m'en coûte.

M DUBRIAGE.

Il en coûta à mon cœur pour vous blesser, sans doute ; Mais il le faut : je veux vivre et mourir en paix. Me le promettez-vous ?

Mon cher oncle.

LAURE

Oui, je vous le promets,

M. DUBRLYGE.

Fort bien : mais descendez, vous dis-je.

J'y vais.

M. DUBRIAGE, à part.

C'est à regret, hélas! que je l'afflige.

Haut.

Suis-moi, Gharle.

11 sort.

m\ LE VIEUX CELIBATAIHE.

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