‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 133 sur 449 · ROSE, ANGÉLIQUE, M. DE PLINVILLE · texte numérisé non relu

ROSE, ANGÉLIQUE, M. DE PLINVILLE

ANGÉLIQUE

Mon père, vous semblez fâché.

M. DE PLINVILLE.

J'en fais Faveu.

Oui, je sens qu'en ce monde il faut souffrir un peu. Morinval vient de faire une action nouvelle, Aussi belle queTautre, et peut-être plus belle... En faveur de quelqu'un qui né te déplaît pas. Ma fille... et dont je fais moi-même un très grand cas. Mais, par malheur, ce plan ne plaît pas à ta mère. Nous la pressons en vain : elle a du caractère. De là quelques débats : moi, qui n'y suis point fait, J'ai laissé Morinval défendre son projet, Et je viens respirer.

ANGÉLIQUE

Et ne pourrai-je apprendre...?

M. . DE PLINVILLE.

Pas encore. Avant peu ma femme va se rendre ; Car elle a de l'esprit. Puis tour à tour il faut L'un à l'autre céder : moi, j'ai cédé tantôt. A vendre cette terre elle était décidée : J'ai, quoique avec regret, adopté son idée.

ANGÉLIQUE

Vous avez consenti ?

M. DE PLINVILLE.

Mon enfant, que veux-tu ?

Moi,je suis complaisant, c'est ma grande vertu. Nous irons à Paris. Les champs, la capitale. Toute demeure, au fond, pour le sage est égale.

ANGÉLIQUE

Partout où vous serez je serai bien aussi, Mon père.

ROSE

Cependant nous étions bien ici.

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