‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 145 sur 449 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Quand vous n'ajustez pas du milieu de la vôtre.

M. DE CRAC

Lé faquin est surpris que l'on ail des voisins. Au fait, lé comte et moi, né sommes pas cousins. Nous avons eu jadis une certaine affaire, Dont lé petit monsieur se souviendra, j'espère.

VERDAC.

Je lé crois.

FRANCHEVAL.

Dé ceci je n'ai rien su, ma foi.

M. DE CRAC

La chose s'est passée entré lé comte et moi. Je né sais ce que c'est dé prendre la trompette : Mais je vous l'ai mené, messieurs, je lé répète.

THOMAS

Ma foi, cette fois-ci, vous fûtes plus prudent.

M. DE CRAC

Quoi, toujours mé commettre avec un imprudent ! Dieu m'en garde ! mais quoi, laissons cela, dé grâce. Je suis on né peut plus satisfait dé ma chasse. J'avais tué lévreaux et perdreaux. Dieu merci, Aucun dé la façon dont j'ai tué ceux-ci.

THOMAS

Quand avez- vous tué tout cela de bon compte ?

M. DE CRAC

Eh ! quand tu récévaas un bon soufflet du comte.

THOMAS

11 n'est plus de gibier ; ces messieurs sont témoins...

M. DE CRAC

Verdac sait si j'en tue une pièce de moins !

FRANCHEVAL.

Dé lièvres cependant la terre est dépourvue.

VERDAC.

Moi, j'en rencontre encor.

THOMAS

C'est avoir bonne vue.

VERDAC à M. de Crac

Votre histoire.

(a Thomas.^

Écoutez, je... Que fais-tu là, toi ?

THOMAS

Moi, j'écoute.

M. DE CRAC

A quoi bon, l'ayant vu comme moi?

152 M. DE CRAC

La pesle !

FRANCHEVAL.

On disait trois.

M. DR CRAC

Je vous dis six. Dans l'ombre, Saint-Brice a pu né voir que la moitié du nombre. Lé nombre n'y fait rien : ils auraient été cent... Mais enfin je perdais mes forces et mon sang. Il m'a sauvé.

FRANCHEVAL.

Son sort est trop digne d'envie.

VERDAC, serrant M. de Crac dans ses bras.

En défendant vos jours, il m'a sauvé la vie. Mais je vois arriver notre aimable inconnu : Quel air noble î

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