‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 200 sur 449 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. DE FLORVILLE, FRANÇOIS, un laquais, qui sort

après avoir introduit H. de Flonrille.

FRANÇOIS

Dans ce salon Voulez-vous bien, monsieur, attendre un instant?

M. DE FLORVILLE

Bon.

J'attends : vous avez Tair d'un serviteur fidèle.

FRANÇOIS

Je n'ai pas grand mérite à servir avec zèle; De tout le monde ici mon maître est adoré : Je suis né près de lui, près de lui je mourrai; Car je me crois vraiment encore dans ma famille.

M. DE FLORVILLE

Oui ! Votre maître a-t-il des enfants ?

FRANÇOIS

Une fille.

M. DE FLORVILLE

Aimable?

Oh ! oui. Partout on vante sa beauté; Un pauvre serviteur ne voit que la bonté. Nous la perdrons bientôt ; cela me désespère.

M. DE FLORVILLE

On va la marier ?

FRANÇOIS

Hélas 1 monsieur son père Arrive pour cela de Moulins.

M. DE FLORVILLE

Savez-vous, Dites-moi, ce que c'est que son futur époux?

FRANÇOIS

C'est un fort galant homme, et d'un mérite rare, A ce que dit monsieur ; pourtant un peu bizarre.

M. DK FLORVILLE.

Bizarre?

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