‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 225 sur 449 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

M. DE FLORVILLE, seul.

Mais je tombe des nues.

Il épouse, et je suis éconduit! Je le voi, C'est que probablement on l'aura pris pour moi. Je pourrais d'un seul mot me faire reconnaître... Mais non, elle aime l'autre, il est trop tard peut-être ; Et je l'affligerais, sans être plus heureux. Cet hymen cependant eût comblé tous mes vœux. Le père me convient, et la jeune personne Est charmante : il est vrai qu'elle se passionne Un peu vite... Eh ! pourquoi me suis-je déguisé? Pour ce monsieur vraiment le triomphe est aisé. Un autre là-dessus lui chercherait querelle... Mais pourquoi? sa méprise est assez naturelle... 11 arrive ; on lui fait un gracieux accueil ; n aime, et croit avoir plu du premier coup d'œil. Laissons-lui son erreur ; elle est trop agréable. Et deviendra bientôt un bonheur véritable. Ah l puisque, excepté moi, tout le monde est content, Ne dérangeons personne, et partons à l'instant. Oui...

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