‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 240 sur 449 · M. D'ORLANGE, M. DE FLOR VILLE · texte numérisé non relu

M. D'ORLANGE, M. DE FLOR VILLE

M. d'oRLANGE.

Ah ! vous voilà, monsieur ! c'est charmant.

M. DE FLORVILLE

11 me semble Que de mon prompt retour vous n'avez pu douter.

M. d'oRLANGE.

Non, je vous connaissais assez pour m'en flatter.

M. DE FLORVILLE

Dites-moi donc, monsieur, par quelle fantaisie Ce rendez-vous ici ? la place est mal choisie.

Ehl je la trouve, moi, choisie on ne peut mieux ; Notre affaire se doit terminer en ces lieux.

M. DE FLORVILLE

Mais c'était dans le bois qu'il eût fallu nous rendre.

M. d'orlange.

Dans le bois I

M. DE FLORVILLE

Oui.

M. d'oRLANGE.

Ma foi, je ne puis vous comprendre, Monsieur.

M. DE FLORVILLE

Votre billet est assez clair, pourtant; Lisez.

{il le lui remet.)

25« LES CHATEAUX EN ESI»AGx\E.

M. d'oHLANGE lit.

« Voulez-vous bien revenir à Tinstant?

iNe demandez que moi ; j'ai deux mots à vous dire ; Gardez qu'on ne vous voie. » Ah!...

(n rit.)

M. DE FLORVILLK,

Cela vous fait rire?

M. d'oULANGE.

11 est vrai; je commence à comprendre à présent. La méprise est piquante, et rien n'est plus plaisant.

(l)'un ton martial.)

Attendez, je reviens.

(n sort.)

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