SCÈNE PREMIÈRE
M. DUBRIAGE, seul, un livre à la maia.
Que ce mot est bien dit ! consolant écrivain,
D'adoucir mes ennuis tu t'efiTorces en vain.
« On commence à jouir, dis- tu, dès qu'on espère : »
Je jouirais aussi déjà, si j'étais père;
Mais pour un vieux garçon il n est point d'avenir.
(Fermant le livre.)
Rien ne m'amuse plus. 11 faut en convenir,
Je ne me suis jamais amusé de ma vie ;
Mais, aujourd'hui surtout, je sens que je m'ennuie.
C'est qu'il est des momens où je me trouve seul,
Et porterais, je crois, envie à mon filleul.
Cette réflexion est un peu trop tardive :
Dans l'état où je suis il faut bien que je vive...
Ils m'abandonnent tous... je ne sais ce qu'ils font. .
(Appelant.)
Madame Evrard !... Ambroise! Aucun d'eux ne répond. Pour Charle, il est sorti sûrement pour affaires :
(il s'assied.)
Je ne saurais me plaindre, il ne me quitte guères.