SCÈNE V
M. DUBRIAGE, MADAME EVRARD.
M. DUBRIAGE.
Ah ! de grâce, Parlez-lui doucement : elle est timide.
MADAME EVRARD
Bon!
M. DUBRIAGE,
Elle paraît sensible.
MADAME EVRARD
Eh ! qui vous dit que non?...
(Se rudoucissant.)
D'ailleurs, à votre avis, suis-je donc si méchante !
M. DUBRIAGE.
Non... mais c'est que vraiment elle est intéressante ; EUe a...
MADAME EVRARD
De la douceur peut-être j'en conviens.
Mais rappelons, monsieur, cet aimable entretien. Ces mots charmants qu'allait exprimer votre bouche...
M DUBRIAGE.
Ce n'est pas seulement sa douceur qui me touche ; C'est quelle a de la grâce, un choix de termes purs, Surtout de la sagesse et des principes sûrs.
MADAME EVRARD
Oui, je le crois .. Tantôt, ou je me suis trompée. Ou d'un grand mouvement votre âme était happée.
M. DUBRIAGE.
Cette fille a vraiment un mérite accompli.
MADAME EVRARD
Vous ne parlez que d'elle, et sembleztout rempli... Un moment vous a-t-il fait perdre la mémoire Des discours de tantôt?
M. DUBRIAGE.
Non : pourriez- vous le croire?. ..
Je vous suis attaché... Mais quoi I les mots touchants De cette enfant...
MADAME EVRARD
Encor ! c'est se moquer des gens.
M. h LU IMAGE.
Vous avez de l'humeur.