ACTE II, SCÈNE III
PÂDRIGE.
Ma foi, non.
LISETTE
Ce sera pour quelque bagatelle ; Car je répondrais bien que Crispin est fidèle. Les maîtres, sans mentir, sont étrangement faits I Ils sont pleins de défauts, et nous veulent parfaits.
PADRIGE.
Vous prenez bien à cœur. ..
LISETTE, arec dépit.
Non, c'est que de la sorte Je n'aime pas qu'on mette un laquais à la porte. n cherchera longtemps un aussi bon valet.
PADRIGE.
Mais je le crois trouvé ! je connais un sujet Qui vaudra le Crispin.
LISETTE
Allons, je le désire.
PADRIGE.
J'aperçois Florimond.
LISETTE
Et moi je me retire ; Car je suis en colère, et je m'emporterais.
(Elle sort.) PADRIGE. (seul.)
Adieu donc. Ce Crispin lui cause des regrets. Mais bon ! son successeur consolera la belle.