ACTE I, SCÈNE X
MADAME DIRVAL à son frère.
Non, je serai toute à vous, oh ! bien vrai. Je voudrais seulement vous retrouver plus gai.
FORMONT
M'égayer, chère sœur, est bien en ta puissance : Tu n'as qu'à ne pas trop prolonger ton absence.
FLORVEL
Au revoir donc, cousin.
FORMONT à sa sœur.
Adieu, puisqu il le faut.
MADAME DIRVAL, affectueusement.
Du moins, je vous promets de revenir bicnlôt.
(Elle sort avec Florvel, en repnrdant son frèp.-» avec amitié.)
SCKNE IX
FORMONT, seul .
De la part d*une sœur, un rien nous intéresse. Ce peu de mots, surtout ce regard de tendresse, M'ont ému, je l'avoue : oui, je la toucherai ; A ma chère campagne enfin je larendrai. J'arracherai ma sœur à ce monde frivole, Qui séduit un moment, dont l'aspect me désole. Que d'écueils, de périls ! quel air pour la vertu !
(U regarde par la fenêtre)
Les voilà donc sortis !... Ma Sophie, où vas-tu ?