‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 338 sur 449 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

M. MORAND

Alors, j'en suis fort aise :

Elle est fort bien chez moi, pourvu qu'elle s'y plaise. Tout le monde est de môme enchanté de l'y voir. Depuis qu'elle est ici, j'ai du matin au soir La moitié de Paris; tout renaît, tout respire Le plaisir, la gaité, qu'elle aime et qu'elle inspire.

FORMONT

Que tropl

M. MORAND

Le grand malheur !

FORMONT

Hélas ! oui, c'en est un, Un très grand.

M. MORAND

Ton chagrin n'a pas le sens commun.

FORMONT

Croyez-vous que ma sœur à ce flatteur hommage Soit insensible ?

M. MORAND

Eh I non, ce serait bien dommage.

FORMONT

Dût-on me trouver rude et brusque en mes humeurs, De ma campagne encor je préfère les mœurs.

M. MORAND

Garde tes mœurs, bon Dieu ! qui songe à les corrompre, Mon pauvre ami ?... Mais quoi ? Ton vient nous inter-

[rompro.

SCKNE 111

Les mémks, FRANÇOIS.

M. MORAND à François.

Qu*est-ce ?

FORMONT, vivement.

Madame Euler ?

FRANÇOIS à Forment.

Non, monsieur, pas encor.

(a h. Morand.)

C'est ce gros court monsieur, qui parle toujours d'or.

M. MORAND

Ah ! c'est Basset ! adieu ; mais laisse- nous Sophie,

3 80 LES MOH:UnS DU JiH-H.

Campagnard !

(il sort en ricanant.) F OR MONT, de loin à M. Morand.

Campagnard ? ch ! je m'en glorifie.

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