ACTE II, SCKNE X
MADAME DIRVAL.
Mon portrait...! si j'ai suivi d'abord Un premier mouvement, je crains d avoir eu tort.
d'héricourt.
Gomment?... celte faveur est bien intéressante. Oui; mais il n'en est point qui soit plus innocente. Seriez- vous donc pour moi généreuse à moitié?
MADAME DIRVAL.
En effet... c*est un don de la simple amitié; Mais vous...?
d'héricourt.
C'est l'amitié qui le reçoit, sans doute. Ah! croyez...
MADAME DIRVAL.
Je vous crois lorsque je vous écoute : Mais... votre attachement est-il bien vrai, bien pur?
d'héricourt.
L'objet qui l'a fait naître en est un garant sûr. Je n ai jamais aimé comme en ce moment j'aime.
MADAME DIRVAL.
Gomme... en ce moment...?
Non... je ne suis plus le mémo.
Je ne prends goût à rien, je ne vais nulle part : Si dans quelque maison je parais, par hasard, J'y suis distrait, rêveur : chacun me fait la guerre, Et les femmes surtout... ; il ne m'importe guère. Mes amis môme ont fait des efforts superflus Pour dissiper... Enfin je ne me connais plus; Je ne sais.. . qu'est-ce donc que cela signifie? Me Tcxpliquerez-vous, trop aimable Sophie ?
MADAME DIRVAL.
Un pareil examen est souvent dangereux : Je n'ose...