SCÈNE VII
Les mi>mes, madame DIRVAL, FORMONT.
FORMONT
Non, non, madame Euler ; ils voulaient la tromper, Les méchants ! mais ma sœur a su leur échapper.
MADAME EULER
0 ma Sophie ! enfin vous nous êtes rendue !
FLORVEL à Formonl.
Où l'as-tu donc trouvée ?
FORMONT
Où tu Favais perdue.
Mais, de grâce, comment, chère amie... ?
MADAME DTRVAL.
Ah ! toujours Le ciel semble envoyer ce frère à mon secours .
FLORVEL
C'est donc au bal, Formont, que tu Tas rencontrée?
FORMONT
Non, je n'ai de ton bal essuyé que rentrée.
En deux mots, j'approchais ; et d'abord j'aperçois
Madame de Verseuil et ces messieurs ; tous trois
Entouraient, ou plutôt entraînaient ma Sophie
Avec un zèle extrême et dont je me défie.
Dans leur voiture enfin la pressaient de monter ;
Mais malgré tous leurs soins ma sœur semble hésiter.
Moi, je m'avance alors, et je lui dis : « Ma chère,
N'aimerais-tu pas mieux venir avec ton frère ?
Dis... » Pour toute réponse, elle saisit ma main,
Monte avec moi, je pars, et la ramène enfin.
MADAME DIRVAL.
Que je m'en applaudis ! je ne sais, leurs instances, Ce souper, ce voyage, et mille circonstances, Tout m'a paru suspect.
FLORVEL
Ce n'est pas sans raison. Cousine ; la prudence était fort de saison : Car il se machinait contre vous quelque trame; C'est ce que je disais tout à l'heure à madame.
MADAME DTRVAL.
Se peut-il ?