‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 399 sur 449 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

M. SAINT-FIRMIN (une lettre à la main). (On entend, au dehors, de grands éclats de rire.)

Que de bruit! quels éclats I pour moi, l'ennui me gagne:

Voilà comme ma sœur s'amuse à la campagne !

Quoi ! du matin au soir, railler, se divertir,

Rire aux dépens d'autrui ! quel talent ! quel plaisir I

Mais, ce matin surtout, la joie est redoublée :

Nouveaux préparatifs dans la folle assemblée.

Parce que ron attend, pour se moquer de lui.

Le fils de son ami!,.. Cependant, aujourd'hui,

Je me prête moi-même à ce faux badinage,

El Je prétends y faire aussi mon personnage :

J'ai mes raisons. Ceci peut produire un grand bien :

Puis, s'il en résultait un assez doux lien

Entre ce même ami, qu'à jouer on s'apprête,

Simple en effet et bon, mais franc, sensible^ honnête,

Et la jeune orpheline, ici, tout à la fois.

Raillée et maltraitée?... Aimable enfant !... Je crois

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Que ces deux Jeunes gens, d'avance, se convieiment, Qu'ils s'aimeront., mais, chut, les voilà tous qui viennent; Dissimulons.

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