‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 446 sur 449 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

Les MÊMES, LUBIN etLÉVEILLÉ.

LÉ VEILLÉ (de dehors).

Ahie ! ahie !

LUBIN (de même).

Ahl drôle!...

M. SAINT-FIRMIN

Eh! mais, quels cris entends-je là?

LÉ VEILLÉ (entre en fuyant).

Au secours !

LUBIN (le poursuivant) •

Au voleur !

M. SAINT-FIRMIN

Qu*est-ce donc que cela ?

FLiORIM FL

Eh ! c'est toi, Léveillé? qu'as- tu? *

LÉVEILLÉ

Belle demande !

Je suis roué de coups.

LUBIN (à LéveiUé).

Vous étiez de la bande ?

FL0R1MEL (riant sous cape ainsi que sa sœur).

De la bande? il est gai.

LÉVEILLÉ

Fort gai !

M. SAINT-FIRMIN

Qui t'a battu?

LÉVEILLÉ

Mais... ce manant.

Encor quelque malentendu.

FLORIMEL.

C'est singulier, cela.

LÉVEILLÉ

J'en suis pour une côte.

RAIMOND (à Lubin, en affectant de la colère).

Quoi! c'est toi, malheureux?...

LUBIN

Voyez I est-ce ma faute ?

Et pouvais-je mieux faire? On me dit d'avancer Sur le premier... je vois un homme se glisser; J'accours ; il fuit; mais mot, je l'attrape et l'assomme.. Oh! cela, comme il faut .. Il se trouve que l'homme Est monsieur Léveillé.

LÉVEILLÉ

Mais oui.

LUBIN

C'est un malheur; Mais aussi pourquoi diable a-t-il l'air d'un voleur?

FLORIMEL (riant sous cape).

L'air d'un voleur! tandis qu'il venait, au contraire, L'aider à repousser les voleurs, en bon frère; N'est-ce pas?

LÉVEILLÉ

Je venais, je venais...

(a Florimel et à mademoiselle Dolban.)

Oui, riez!

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