‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 47 sur 449 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

Lisette, ce n'est pas son infidélité ;

C'est sa noirceur profonde, oui, c'est sa fausseté.

Il i)ouyait m'oublier, il en était le maître ;

Mais de m'en imposer qui le forçait ?.. . le traître !

« Non, jamais de tromper je ne me fis un jeu.

Disait-il ; quand ma bouche exprime un tendre aveu.

C'est que j'aime en effet. »

LISETTE

Nous avoir abusées ?

Voyez pourtant à quoi nous sommes exposées ! Mais c'est peut-être un bruit qne Ton a répandu. Pourquoi le condamner sans l'avoir entendu ?

ÉLTANTE.

Oui, tu m'y fais songer. J'ai tort ; hélas ! peut-être C'est sur de faux rapports que ie le crus un traître. Attendons en effet. Justement le voici : Laisse-nous. Avant peu j'aurai tout éclairci.

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