SCENE PREMIERE
MADAME D£ ROSELLE, un bouquet à la main, tire sa monti-r*
Est-il bien vrai ? qui ? moi, levée avant six heures ? Moi ! dans ce vieux château, dans ces tristes demeures ! Chez mon oncle?... heureux homme I il prétend que
[chez lui Tout va le mieux du monde ; et moi j'y meurs d'ennui. Peut-être ai-je bien fait d'y venir... J'imagine Que je puis être utile à ma"^ jeune cousine. Je crois... s'il était vrai?... j avoûrai qu'à ce prix Je regretterais peu les plaisirs de Paris. Près de se marier, cette pauvre Angélique Parait de plus en plus triste et mélancolique. . . Ce jeune secrétaire, au maintien noble, aisé, Serait-il, par hasard, un amant déguisé ? C'est un point qu'il faudrait éclaircir ; je soupçonne Qu'on va sacrifier cette jeune personne : Tâchons de l'empêcher. Observons... Cependant Le mariage peut se faire en attendant.
Comment le retarder ? il faudra que j'y songe :
Un prétexte... ma sœur ;... bon I le premier mensonge Suffira. . .