ACTE I, SCÈNE V
MADAME DE PLIiNYILLE.
Ah ! ah ! nîonsie;ir, c'est vous ?
Bonjour, ma nièce. Non, je crois que de k vie, Maîtresse de maison ne fut plus mal servie : En voilà déjà trois qu'il m*a fallu gronder.
Ma femme est vigilante ; elle sait commander.
MADAME DE PLINVILLE.
J'en ai besoin, monsieur ; car vous n'y songez guère.
M. DE PLINVILLE.
Puisque vous faites tout, je n'ai plus rien à faire.
MADAME DE PLINVILLE.
Il faut bien faire tout, si vous ne faites rien.
M. DE PLINVILLE.
Bonne réplique ! Allons, point de souci.
MADAME DE PLINVILLE.
Fort bien !
Et vous croyez, monsieur, qu'avec ce beau système Les choses vont ici se faire d'elles-môme ?
M. DE PLINVILLE.
Il me semble pourtant qu'elles ne vont pas mal. ■
Nous rirons ce matin. Dieu sait ! Si Morinval Et ma fille venaient, on se mettrait en route.
MADAME DE PLINVILLE.
On ne s'y mettra point.
M. DE PLINVILLE.
On ne part pas ?
MADAME DE PLINVILLE.
Sans doute.
La partie est remise.
Est remise !... Gomment ?...
Vous riez ?
MADAME DE PLINVILLE.
Oui ; je suis en belle humeur, vraiment !
M. DE PLINVILLE.
Mais encor, dites-moi quelle raison soudaine... ?
MADAME DE PLINVILLE.
Celte raison, monsieur, c'est que j'ai la migraine.
MADAME DE BOSELLE.
Cette migraine-là vient bien mal à propos.
MADAME DE PLINVILLE à M. de Plinville.
Aussi, dès le matin il trouble mon repos : II fait un bruit.,. !
M. DE PLINVILLE.
Qui ? moi ?