‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 309 sur 409 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

GÉRONTE, DORANTE, ALCIPPE, CLARICE, LUCRÈCE, , ISABELLE, SABINE, CLITON.

ALCIPPE, sortant de chez Clarice et parlant à elle.

Nos parents sont d'accord, et vous êtes à moi.

GÉRONTE, sortant de chez Lucrèce et parlant à elle. A\

Votre père à Dorante engage votre foi. * i

ALCIPPE, à Clarice.

Un mot de votre main, l'affaire est terminée.

GÉRONTE, à Lucrèce.

Un mot de votre bouche achève Thyménée.

DORANTE, à Lucrèce.

Ne soyez pas rebelle à seconder mes vœux.

ALCIPPE

Êtes-vous aujourd'hui muettes toutes deux?

Mon père a sur mes vœux une entière puissance.

LUCRÈCE

Le devoir d'une fille est dans l'obéissance.

GÉRONTE, à Lucrèce.

Venez donc recevoir ce doux commandement.

ALCIPPE, à Clarice.

Venez donc ajouter ce doux consentement.

(Alcippe rentre chez Clarice avec elle et Isabelle, et le reste

rentre chez Lucrèce.)

SABINE, à Dorante comme il rentre.

Si VOUS VOUS mariez, il ne pleuvra plus guères.

DORANTE

Je changerai pour toi cette pluie en rivières.

SABINE

Vous n'aurez pas loisir seulement d'y penser.

Mon métier ne vaut rien quand on s'en peut passer.

CLITON, seul.

Comme en sa propre fourbe un menteur s'embarrasse! Peu sauraient comme lui s'en tirer avec grâce.

Vous autres qui doutiez s'il en pourrait sortir, Par un si rare exemple apprenez à mentir.

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