PEP.I'EN>'A
Madame, il est ici votre maître et le mien; Il faut en sa présence un peu de modestie, Et, si je vous oblige à quelque repartie, La faire sans aigreur, sans outrages mêlés. Et ne point oublier devant qui vous parlez.
Vous voyez là, seigneur, deux illustres rivales, Que cette perte anime à des haines égales. Jusques au dernier point elles m'ont outragé; Mais, puisque je vous vois, je suis assez vengé. Je vous regarde aussi comme un dieu tutélaire; Et ne puis.... Mais,ô dieux! seigneur, qu'allez-vous faire?
POMPÉE, après avoir brûlé les lettres sans les lire.
Montrer d'un tel secret ce que je veux savoir. Si vous m'aviez connu, vous l'auriez su prévoir.
Rome en deux factions trop longtemps partagée Kj sera point pour moi de nouveau replongée; Et, quand Sylla lui rend sa gloire et son honneur, Je n'y remettrai point le carnage et l'horreur. Oyez, Celsus.
(Il lui parle à l'oreille.)
Surtout empêchez qu'il ne nomme Aucun des ennemis qu'elle m'a faits à Rome.
(A Perpenna.)
Vous, suivez ce tribun; j'ai quelques intérêts Qui demandent ici des entretiens secrets.
PERPENNA
Seigneur, se pourrait-il qu'après un tel service...
500 SERTORIUS
J'en connais Fimportance et lui rendrai justice. Allez.
PERPENNA
Mais cependant leur haine...
C'est assez.
Je suis maître; je parle; allez, obéisse?