‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 98 sur 409 · PROCULE · texte numérisé non relu

PROCULE

Que venez-vous de faire ?

Un acte de justice ; Un semblable forfait veut un pareil supplice.

PKOCULE.

Vous deviez la traiter avec moins de rigueur.

Ne me dis point qu'elle est et mon sang et ma sœur. Mon père ne peut plus Tavouer pour sa fille : Qui maudit son pays renonce à sa famille; Des noms si pleins d'amour ne lui sont plus permis : De ses plus chers parents il fait ses ennemis; Le sang même les arme en haine de son crime. La plus prompte vengeance en est plus légitime; Et ce souhait impie, encore qu impuissant, Est un monstre qu'il faut étouffer en naissant.

Page 1