‹ Théâtre de CorneilleChapitre 116 sur 158 · SCÈNE II. — GÉRONTE · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — GÉRONTE

O vieillesse facile ! ô jeunesse impudente ! O de mes cheveux gris honte trop évidente ! Est-il dessous le ciel père plus malheureux? Est-il affront plus grand peur un cœur généreux? Dorante n'est qu'un fourbe; et cet ingrat que j'aime, Après m'avoir fourbe, me fait fourber moi-même, Et d'un discours en l'air, qu'il forge en imposteur, Il me fait le trompette et le second auteur ! Comme si c'était peu pour mon reste de vie De n'avoir à rougir que de son infamie, L'infâme, se jouant de mon trop de bonté. Me fait encor rougit de ma crédulité !

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