‹ Théâtre de CorneilleChapitre 98 sur 158 · SCÈNE IV. — ALCIPPE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — ALCIPPE

Va, ris de ma douleur alors que je te perds; Par ces indignités romps toi-même mes fers; Aide mes feux trompés à se tourner en glace; Aide un juste courroux à se mettre en leur place. Je cours à la vengeance, et porte à ton amant Le vif et prompt effet de mon ressentiment. S'il est homme de cœur, ce jour même nos armes Régleront par leur sort tes plaisirs ou tes larmes;

Et, plutôt que le voir possesseur de mon bien, Puissé-je dans son sang voir couler tout le mien ! Le voici, ce rival que son père t'amène : Ma vieille amitié cède à ma nouvelle haine; Sa vue accroît l'ardeur dont je me sens brûler : Mais ce n'est pas ici qu'il faut le quereller.

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