‹ Théatre de DésaugiersChapitre 111 sur 265 · SCÈNE XVIII MADELON; BENOIT, eMoufflé · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII MADELON; BENOIT, eMoufflé

BENOIT

Le diable soit de l'original l il m'a essoufflé pour quinze jours.

128 LE DINBR DE MADBLON

Vous n'avez pu le joindre ?

BENOIT

Âh! bien oui, le joindre t on dirait d'un échappé des Petites-Maisons.

MADELON

Qneu drôle de vertigo, donc? Dites-donc, not' maître c'est mon bon ange qui le lui a envoyé pour que j'prenions sa place à table.

BENOIT

Est-ce que, depuis deux vus que je ne l'avais vu, sa cervelle...

MADELON

U faut croire... Mais, ma fine, tant pis pour lui, s'il perd la tôte ; je ne la perds pas, moi. A nous deux, not'maitre.

BENOIT

Ma foi, tu as raison... cependant il m'inquiète.

MADELON

Bah I c'est votre vin vieux qui lui aura porté au cerveau, et v'ià tout. A boire s'il vous plaît.

BENOIT

Il paraît que tu n'as pas peur, toi ?

MADELON

Peur et de quoi donc ?

Air du Taudeville de Colomfnne Mannequin.

Je défions ben que V vin m*attrape, Car aux vendanges d*not* endroit, Je mordions toujours à la grappe, Et je n*en marchions pas moins droit.

Ben loin de déranger ma tète,

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